Les hurlements d'léo en concert

Nés en 1996 sur les fondations libertaires scellées par l'alternatif punk et les radios libres des années 80, Les Hurlements d'Léo posent leurs amplis à quatre envies, enchaînent les concerts comme d’autres les verres et rhabillent à l’emporte pièce la dite chanson française d'un assortiment d’instruments leur permettant aux entournures une plus grande liberté au fur et à mesure des rencontres.

Evoquer Les Hurlements d'Léo d'alors c'est se rappeler autant de concerts allant de mythiques bars enfumés et bruyants, de salles surpeuplées éparpillant une pagaille joyeuse sur les trottoirs glissants de Bordeaux, où la boulimie de jouer le dispute à l’hémorragie de rencontres fumeuses. En ce temps ils ont acquis l’art de jouer pour la scène, et sortent leur premier album. De l’exercice difficile de la langue, ils gagnent en dextérité, usant de leurs mots sur des mélodies tant rock que plus fragiles.

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Magyd Cherfi  : Pas en vivant avec son chien

Magyd Cherfi passe son enfance à Toulouse. Dès le lycée, il écrit des scénarios de films amateurs, mais après un échec au concours d'entrée de l'IDHEC (Institut des Hautes Études en Cinéma), il commence à chanter avec des amis en 1985, et constitueront plus tard le groupe Zebda. Il est l'auteur de tous les textes du groupe. Lorsque Zebda s'arrête en 2003, il réalise un album solo, La Cité des étoiles, qui sort en mars 2004. Il écrit dans le même temps un recueil de nouvelles à caractère autobiographique, Livret de famille. Son nouvel album Pas en vivant avec son chien est sorti le 10 avril 2007.

Ce disque, Magyd Cherfi l’a voulu libéré de ces destins incertains et de ces journées orageuses qui habitaient « La Cité des Etoiles ». Il l’a espéré plus dégagé, plus ensoleillé, comme un petit arc-en-ciel fait d’histoires courtes, de fables modernes à envisager entre Desproges et La Fontaine. Il l’a donc intitulé « Pas en Vivant avec son Chien » … en référence à la merveilleuse phrase de Jane Fonda répondant à un journaliste auteur d’une question très con sur le futur homme de sa vie : « Ce n’est pas en vivant avec son chien qu’on arrive à trouver l’amour ».

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Saule et les pleureurs : Western

Saule, le chanteur, alias Baptiste Lalieu, a grandi dans le plat pays de Brel, entre un papa belge fan de Frank Zappa et de Led Zeppelin, et une maman sicilienne amoureuse de Barbara et de Gainsbourg. Un shaker musical qu’il a vite épicé de ses propres découvertes, du rock hardcore à l’electro dance-floor.

A une époque, Saule hésitait entre devenir dessinateur de bande dessinée, comédien de théâtre ou star de rock. Entre deux cours au conservatoire d’art dramatique de Bruxelles, il joue dans un groupe punk. Un temps lassé de la distorsion et des décibels, notre Saule en solo cultive guitare acoustique et rimes douce-amères. Son premier album, intitulé « Vous êtes ici », au printemps 2006, lui apportera un début de notoriété au delà des frontières de la Belgique.

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Imbert Imbert : Débats de boue

Ancien contrebassiste des groupes Derien (chanson), et Jim Murple Mémorial (rock steady, ska, rythm’n’blues), il a aussi pratiqué le free-jazz avec son trio Split, le rock déglingué de Scénic Railway, et a joué avec bon nombre de groupes que l’on ne s’aventurera pas à citer ici.

Et puis son stylo ne dormant que d’un oeil et sa contrebasse que d’une corde, Imbert Imbert accouche de poèmes mélodiques et de mélodies poétiques. Certains de ceux- ci parlent du mal de vivre, certaines de celles-là au contraire chantent la vie à pleines mains. Certains ont l’amère nostalgie d’amours perdus, certains la nostalgie de lendemains heureux.

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